Benji
30/03/2011, 22h19
http://www.francefootball.fr/Medias/Photos/201103/644x416/gourcuff-est-discute.jpg
Que l'entrée en jeu de Franck Ribéry à la 59e minute de France-Croatie (0-0) ait été accompagnée de sifflets nourris à son endroit ne nous a pas étonné tant le scénario était attendu. Que le côté du Stade de France qui accueille le groupe des supporters les plus fidèles ait tenté de contrebalancer cette réaction hostile avec des slogans à la gloire du joueur, c'est plutôt de bonne guerre.
Il est à parier que si Patrice Evra avait été invité, lui aussi, à fouler la pelouse, la vague de protestation aurait été encore plus forte. Aurait-elle été compensée par un mouvement d'approbation «organisé», nul ne peut l'imaginer ? Il faut bien avoir conscience que, tout autant que le nouveau maillot de l'équipe de France, le choix stratégique de Laurent Blanc de rappeler Ribéry et Evra est très loin de faire l'unanimité.
Deviendrait-il à son tour le souffre-douleur du public français ?
Mais ce qui nous a le plus frappé mardi soir, en définitive, c'est l'accueil réservé à Yoann Gourcuff, copieusement hué lorsqu'il remplaça Samir Nasri à deux minutes de la fin. Lui qui passait plutôt pour être une victime de Knysna deviendrait-il à son tour le souffre-douleur du public français ? Il y a matière à s'interroger. Pendant un certain temps, tout jouait en sa faveur : ses performances sportives, son statut, son image, plus quelque chose d'indéfinissable qui faisait de lui un modèle. Alors que l'après Coupe du monde et son transfert record à Lyon devaient lui permettre de franchir un pallier décisif et d'augmenter son capital sympathie, il donne le sentiment d'errer comme une âme en peine sur le terrain et de s'enfermer dans une bulle en dehors.
Les spectateurs ont besoin que les joueurs véhiculent du rêve. Ce n'est plus le cas de Gourcuff. Mais ils éprouvent aussi l'envie qu'un partage sincère s'instaure avec leurs champions. Ça n'a jamais été le cas avec Gourcuff. On ne reçoit que ce que l'on donne, finalement. C'est ce que nous nous disions en entendant le public de Saint-Denis lorsque Gourcuff s'apprêtait à honorer sa 28e sélection.
Que l'entrée en jeu de Franck Ribéry à la 59e minute de France-Croatie (0-0) ait été accompagnée de sifflets nourris à son endroit ne nous a pas étonné tant le scénario était attendu. Que le côté du Stade de France qui accueille le groupe des supporters les plus fidèles ait tenté de contrebalancer cette réaction hostile avec des slogans à la gloire du joueur, c'est plutôt de bonne guerre.
Il est à parier que si Patrice Evra avait été invité, lui aussi, à fouler la pelouse, la vague de protestation aurait été encore plus forte. Aurait-elle été compensée par un mouvement d'approbation «organisé», nul ne peut l'imaginer ? Il faut bien avoir conscience que, tout autant que le nouveau maillot de l'équipe de France, le choix stratégique de Laurent Blanc de rappeler Ribéry et Evra est très loin de faire l'unanimité.
Deviendrait-il à son tour le souffre-douleur du public français ?
Mais ce qui nous a le plus frappé mardi soir, en définitive, c'est l'accueil réservé à Yoann Gourcuff, copieusement hué lorsqu'il remplaça Samir Nasri à deux minutes de la fin. Lui qui passait plutôt pour être une victime de Knysna deviendrait-il à son tour le souffre-douleur du public français ? Il y a matière à s'interroger. Pendant un certain temps, tout jouait en sa faveur : ses performances sportives, son statut, son image, plus quelque chose d'indéfinissable qui faisait de lui un modèle. Alors que l'après Coupe du monde et son transfert record à Lyon devaient lui permettre de franchir un pallier décisif et d'augmenter son capital sympathie, il donne le sentiment d'errer comme une âme en peine sur le terrain et de s'enfermer dans une bulle en dehors.
Les spectateurs ont besoin que les joueurs véhiculent du rêve. Ce n'est plus le cas de Gourcuff. Mais ils éprouvent aussi l'envie qu'un partage sincère s'instaure avec leurs champions. Ça n'a jamais été le cas avec Gourcuff. On ne reçoit que ce que l'on donne, finalement. C'est ce que nous nous disions en entendant le public de Saint-Denis lorsque Gourcuff s'apprêtait à honorer sa 28e sélection.